Au XIe siècle, des vignes sont mentionnées à Montfort. Peut-être le nom du lieu atteste-t-il déjà de la présence d’un château à cette époque (château nécessairement en bois au XIe siècle). Le château proprement dit est cité dans les archives au XIIIe siècle. Il est alors possession delphinale. La Grande Dauphine Béatrix de Faucigny résidera au château au début du XIVe siècle. C’est sans doute à cette période que sont édifiés les principaux bâtiments du château. L’enquête de 1339, ordonnée par le Dauphin Humbert II et destinée à estimer la valeur de ses possessions, nous donne la première description du château. Celui-ci est composé d’une tour carrée, de deux salles (aula), de deux chambres, d’une cuisine, garde-robe et cellier, et d’un logis des gardes à l’entrée du château. Il est entouré d’une enceinte.

La vue actuelle du château (ci-dessous) permet d’identifier la plupart de ces pièces.

Dessin du château de montfort

En 1343, le Dauphin Humbert II, sans successeur, remet le château en fief au seigneur Amblard de Beaumont, son conseiller et familier. Ses autres possessions seront remises au roi de France en 1349, en l’échange d’une rente confortable. La famille de Beaumont conserve ce bien jusqu’en 1617, mais n’occupe pas le château et les bâtiments sont progressivement abandonnés. Lors de l’inventaire de 1565, réalisé à la demande de la famille de Beaumont, le château est décrit comme « tout ruiné et despéry ».

Vue aérienne du château de Montfort

De 1617 à 1717, le château appartient à Claude Frère et à ses descendants. Puis en 1717, le château entre en possession de la famille Guérin, puis de ses descendants par filiation : familles de Barral et enfin de Bernis. La famille de Bernis est toujours propriétaire de ce château, et occupe un château plus récent construit à Crolles à la fin du XIVe siècle.

L'Association des Raisonneurs de pierre s’est créée en 1999 afin de faire ressurgir ce patrimoine historique de son oubli et de sa végétation.

 

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